85. ENCYCLOPÉDIE : MASSADA
La forteresse de Massada a été bâtie à l’origine par Jonathan l’Asmonéen. Ce château haut perché, culminant à 120 mètres de hauteur sur un pic rocheux en plein désert, a ensuite été renforcé par Antipater, le père de Hérode Ier.
Antipater était un roi non hébreu d’origine iduméenne, placé par les Romains à la tête de la Judée pour assurer la bonne collecte des impôts.
Une révolte éclata à Jérusalem, et Hébreux, zélotes et sicaires réussirent à fuir par des souterrains passant sous les murailles avec femmes et enfants.
Ils arrivèrent à Massada où ils vainquirent de nuit la garnison romaine. Ce groupe de rebelles fut ensuite rejoint par les esséniens, refusant le judaïsme officiel imposé par les Romains. C’est de la communauté essénienne qu’a émergé Jean Baptiste, l’homme qui a baptisé Jésus et qui fut ensuite décapité à la demande de la danseuse Salomé.
Dans la forteresse de Massada, esséniens, zélotes, sicaires s’organisèrent en communauté autogérée où tout le monde était libre et égal.
Quand Jérusalem tomba, en 70, après l’une des plus importantes révoltes des Hébreux, les Romains décidèrent d’en finir avec Massada, considérée comme un repaire de sédition. La 15e légion dirigée par le général romain Silva fut envoyée pour soumettre ces derniers hommes libres. Le siège de Massada durera trois ans, durant lesquels les esséniens opposeront une résistance acharnée aux légions romaines. Finalement les habitants de la citadelle préféreront se suicider plutôt que de se rendre aux Romains.
Avant la fin funeste de cette communauté, quelques esséniens purent cependant fuir par un passage secret et ils emportèrent les rouleaux de textes manuscrits répertoriant leur mémoire et leurs connaissances. Ils les cachèrent dans une grotte sur le site de Qumrân près de la mer Morte. Deux mille ans plus tard, ces textes, les fameux manuscrits de la mer Morte, ont été retrouvés par un jeune berger à la recherche d’un mouton égaré.
Ces textes évoquent « La guerre depuis la nuit des temps des fils des lumières contre les fils des ténèbres », ils évoquent aussi la vie de l’un d’entre eux, un Hébreu nommé Yeshoua (Jésus) Cohen qui aurait péri crucifié par les Romains après avoir prêché l’essénisme jusqu’à l’âge de 33 ans.
Edmond Wells,
Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu, Tome V.